Source : Journal angevin (26/03/1997)


De 1842 à 1953, au cœur de Segré, rue de Bretagne devenue rue Victor Hugo, se tenait la maison Malet, réputée pour ses produits de qualité, ses vins, ses cafés, et faïences.

Sept enfants naquirent dans l'appartement situé au-dessus des magasins. Alors que pour les vieux Segréens, la Maison Malet est entrée dans l'histoire, deux fils de cette nombreuse famille n'ont pas résisté au besoin de faire connaître leurs souvenirs : Bernard et Paul.


Bernard déjà parti


Au mois de septembre dernier, Bernard Malet, nous quittait, emportant ses souvenirs, ses projets. Deux ans plus tôt, il avait fait éditer un recueil, « Segré naguère » qui avait connu un grand succès. Il travaillait à un nouvel ouvrage sur la vie associative de sa ville natale au début du siècle.


Par ailleurs, il venait d'achever un livre très important sur deux grands serviteurs de l'agriculture en Haut-Anjou : Frédéric-Alfred de Falloux et Olivier de Rougé. Il reste à espérer que ce document trouve un éditeur.


Paul Malet, un double talent


Son frère, Paul Malet est né à Segré en 1923. Il a fait ses études au collège de Combrée et au lycée Marcellin Berthelot à Saint-Mars des Fossés avant d'entrer à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort en 1944 et de terminer son cycle à celle de Toulouse. Le docteur Malet s'est installé en 1950 au Lion-d'Angers et s'est retiré après avoir exercé pendant 35 ans.

Aujourd'hui, il vit à Angers. Loin des vêlages et des complications conduisant aux césariennes, Paul Malet peut se consacrer à ses deux passions, l'écriture et le dessin.


« Des choucas et des hommes ».


Dans une courte préface, Paul Malet définit ainsi son livre au titre curieux: « Des réflexion d'ordre familial, social, politique, culturel, philosophique, des réflexions qui viennent inévitablement à l'esprit de toute personne normalement constituée, en fin d'existence, rattrapées par son passé et interpellée par l'évolution vertigineuse et quelque peu déstabilisante que nous vivons. »

Le docteur Bernard Dubois, dans sa présentation amicale écrit : « C'est un ouvrage d'humour, de fantaisie et de poésie. »

Le livre début en 1956 devant la boucherie située sur le chemin de l'école et enchaîne sur de savoureuses histoires d'enfances que Paul Malet aurait voulu dédier à Jean-Hervé Bazin, ami lui aussi des chouettes et des choucas. À ces récits, empreints de tendresse et d'humour, Paul Malet ajoute l'étude d'un sujet qui lui est cher : « Chateaux et fermes modèles (1848-1900) » et notamment l'Ilsle-Briand. Il poursuit avec des considérations sur l'évolution de l'agriculture. Paul Malet a aussi dans ses projets, un ouvrage consacré à sa vie professionnelle et à son évolution pendant les 35 années où il a exercé, un recueil de poèmes illustré qui permettra à ses lecteurs de découvrir ses dessins et notamment des portraits d'humains aux yeux perçants de chouette ou de choucas.


Au profit des Restos du coeur


Paul Malet s'estime largement payé du temps passé à écrire son livre par le plaisir qu'il y a pris. Il a choisi d'offrir les bénéfices issus de la vente aux Restos du coeur.

Le livre, au prix de 120 fr, sera mis en vente dans les Maisons de la presse de Segré, Candé, Château-neuf-sur-Sarthe et Le Lion d'Angers.



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